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ToggleLes débuts en politique : un homme du sud
Né en 1958 à Orange (Vaucluse), Thierry Mariani s’engage très tôt en politique au sein du RPR. Élu député de Vaucluse en 1993, il s’impose comme une figure de la droite méridionale. Il est réélu sans interruption jusqu’en 2012, représentant ensuite la 11e circonscription des Français de l’étranger.
Durant ses mandats parlementaires, il se fait connaître pour ses positions fermes sur l’immigration et la sécurité, des thématiques qui le placeront progressivement en marge de la ligne officielle de l’UMP puis des Républicains.
Ministre des Transports sous Sarkozy
En 2010, Nicolas Sarkozy le nomme secrétaire d’État aux Transports, puis ministre délégué. À ce poste, Thierry Mariani pilote plusieurs réformes, dont la mise en place du permis à un euro par jour et des évolutions réglementaires sur la sécurité routière. Cette expérience ministérielle constitue un atout qu’il met en avant dans son programme pour les municipales parisiennes.
La rupture avec LR et le ralliement au RN
Le tournant majeur de sa carrière intervient en 2019. En désaccord croissant avec la direction des Républicains, notamment sur la stratégie vis-à-vis du Rassemblement national, Thierry Mariani franchit le Rubicon et rejoint la liste de Jordan Bardella aux élections européennes. Il est élu eurodéputé RN au Parlement européen.
Ce ralliement fait grand bruit à droite. Ancien baron du RPR et de l’UMP, Mariani devient le symbole de la porosité entre la droite traditionnelle et le Rassemblement national, un mouvement que Marine Le Pen et Jordan Bardella encouragent pour crédibiliser leur parti.
Eurodéputé et figure de la droite souverainiste
Au Parlement européen, Thierry Mariani se spécialise dans les questions de politique étrangère et de transport. Il est aussi connu pour ses positions pro-russes, ayant effectué plusieurs déplacements en Crimée après l’annexion de 2014, ce qui lui vaut des critiques régulières de ses adversaires politiques.
Parallèlement, il contribue à la fondation de l’Union des droites pour la République (UDR), un mouvement qui vise à fédérer les déçus de LR avec le Rassemblement national. Cette double casquette RN-UDR est au cœur de sa candidature à Paris.
Le défi parisien
En se portant candidat à la mairie de Paris, Thierry Mariani ajoute un nouveau chapitre à un parcours déjà riche. S’il ne part pas favori dans les sondages, sa candidature illustre l’ambition du RN de s’implanter dans les grandes métropoles, derniers bastions qui résistent encore à la progression du parti.
