Municipales Paris 2026 : 2,8 % pour Mariani au premier tour, analyse du scrutin

Le verdict est tombé dimanche 15 mars au soir. Avec 2,8 % des suffrages selon l’estimation Ipsos, la liste de Thierry Mariani au premier tour des élections municipales parisiennes reste loin des principaux candidats. Un résultat qui interroge sur la stratégie du Rassemblement national dans la capitale.

Les résultats du premier tour : Grégoire domine, Dati résiste

Emmanuel Grégoire, successeur désigné d’Anne Hidalgo pour la gauche parisienne, s’impose nettement avec 37,4 % des voix. Rachida Dati se maintient à 25,5 %, tandis que Sophia Chikirou (LFI) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) se disputent la troisième place avec respectivement 12 % et 11,7 %.

Sarah Knafo (Reconquête), donnée à 9,9 %, se trouve au seuil de qualification pour le second tour. Quant à Thierry Mariani, ses 2,8 % placent le candidat RN très en dessous du seuil nécessaire pour peser dans le scrutin du 22 mars.

Pourquoi un score aussi faible à Paris ?

Plusieurs facteurs expliquent ce résultat. Paris reste un terrain hostile pour le RN : la sociologie de l’électorat parisien, urbain et diplômé, ne correspond pas au cœur de cible du parti. L’implantation locale de Mariani, longtemps élu du Vaucluse puis expatrié politique, n’a pas suffi à créer une dynamique.

La concurrence de Sarah Knafo, qui a capté une partie de l’électorat d’extrême droite avec un discours plus ajusté au contexte parisien, a mécaniquement réduit l’espace disponible pour le RN. Entre les deux listes, l’addition atteint environ 12,7 % — un score qui, réuni, aurait changé la donne.

Un nouveau mode de scrutin qui complique le jeu

Ces municipales 2026 étaient les premières sous le nouveau mode de scrutin issu de la réforme PLM. Les Parisiens votaient deux fois : une fois pour les conseillers d’arrondissement, une fois pour les conseillers de Paris. Ce double vote a pu dérouter une partie de l’électorat et accentuer la dispersion des voix sur les listes les moins implantées localement.

Et maintenant ? Les scénarios pour le second tour

Le second tour aura lieu dimanche 22 mars. La configuration reste ouverte : si Grégoire part favori, le positionnement de Chikirou (maintien, désistement, fusion ?) sera déterminant. Côté droit, une alliance Dati-Bournazel pourrait resserrer l’écart.

Pour Thierry Mariani, ce premier tour marque une impasse parisienne. Le RN concentrera vraisemblablement ses efforts sur les villes moyennes où ses scores sont nettement plus favorables, tout en tirant les leçons d’une candidature qui aura eu le mérite de porter le débat sécuritaire dans la campagne.

Les résultats définitifs, arrondissement par arrondissement, sont attendus dans la nuit. Le panorama complet du second tour se dessinera dans les prochains jours, au gré des tractations entre listes qualifiées.

La rédaction

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