afficher les titres      articles recents
page : [  
1
  2 articles plus anciens ]

15
Juin10
  à l'Assemblée

Thierry MARIANI interroge Madame la garde des sceaux

M. Thierry Mariani attire l'attention de Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les groupes d'activistes radicaux qui prétendent défendre les droits des animaux et sur les exactions dont ont récemment été victimes les instances représentatives des chasseurs. Ainsi de l'incendie criminel perpétré il y a quelques semaines dans le Gard contre les locaux de la fédération départementale des chasseurs. Il tient à souligner que sur le site Internet du Front de libération des animaux figurent, à la date du 4 juin 2010, les propos suivants : « L'ALF a incendié les bureaux de la fédération départementale des chasseurs du Gard et a crevé tous les pneus des trois véhicules de chasse se trouvant sur place ». En mai 2009, de tels actes avaient également frappé un élevage de gibier dans les Yvelines. De la même façon, le site Internet du Front de libération des animaux comporte une déclaration du 1er juin 2009 : « Grâce à cette action, l'éleveur a perdu plusieurs centaines de milliers d'euros et son activité est fragilisée ». Ces deux exemples illustrent la nécessité, d'une part, de la parution rapide du décret d'entrave à la chasse sur lequel il a d'ailleurs sollicité le ministre de l'écologie et du développement durable par question écrite du 11 mai 2010 et, d'autre part, de mettre un terme à l'activité criminelle de ces groupuscules radicaux. Aussi lui demande-t-il de bien vouloir lui indiquer les moyens judiciaires qu'elle entend mettre en oeuvre en la matière.



04
Juin10
  à l'Assemblée

Proposition de loi en faveur des policiers municipaux : la profession remercie le Député

Cosignataire d'une proposition de loi visant à intégrer les indemnités spéciales de fonction des policiers municipaux dans leur pension de retraite, Thierry Mariani, Député du Vaucluse, a reçu une lettre de remerciements de l'Union Nationale des Agents de Police Municipale. Texte en lien ci-dessous 




CLIQUEZ ICI LETTRE DE M.LECQUIO, Président de l'Union Nationale des Agents de Police Municipale



Texte de la proposition de loi 

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 20 mai 2010.

PROPOSITION DE LOI

visant à intégrer les indemnités spéciales de fonctions des policiers municipaux dans le calcul de leur pension de retraite,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus
par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Patrick BALKANY, Manuel AESCHLIMANN, Yves ALBARELLO, Alfred ALMONT, Brigitte BARÈGES, Patrick BEAUDOUIN, Jacques Alain BÉNISTI, Gabriel BIANCHERI, Roland BLUM, Marcel BONNOT, Jean-Yves BONY, Jean-Claude BOUCHET, Loïc BOUVARD, Valérie BOYER, Françoise BRANGET, Bernard BROCHAND, François CALVET, Dino CINIERI, Gilles D’ETTORE, Olivier DASSAULT, Jean-Pierre DECOOL, Lucien DEGAUCHY, Nicolas DHUICQ, Éric DIARD, Jean-Pierre DOOR, Dominique DORD, David DOUILLET, Jean-Michel FERRAND, Cécile GALLEZ, Gérard GAUDRON, Charles-Ange GINESY, François-Michel GONNOT, Jean-Pierre GRAND, François GROSDIDIER, Arlette GROSSKOST, Jean-Claude GUIBAL, Michel HERBILLON, Francis HILLMEYER, Françoise HOSTALIER, Philippe HOUILLON, Maryse JOISSAINS-MASINI, Yvan LACHAUD, Jean-Christophe LAGARDE, Dominique LE MÈNER, Maurice LEROY, Geneviève LEVY, Gabrielle LOUIS-CARABIN, Daniel MACH, Thierry MARIANI, Henriette MARTINEZ, Christian MÉNARD, Étienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Renaud MUSELIER, Jacques MYARD, Jean-Marc NESME, Nicolas PERRUCHOT, Bernard PERRUT, Axel PONIATOWSKI, Josette PONS, Didier QUENTIN, Éric RAOULT, Frédéric REISS, Jean-Luc REITZER, Marie-Josée ROIG, Max ROUSTAN, Francis SAINT-LÉGER, Jean-Pierre SCHOSTECK, Jean-Marie SERMIER, Daniel SPAGNOU, Éric STRAUMANN, Alain SUGUENOT, Michel TERROT, Jean-Sébastien VIALATTE, Philippe VITEL, Michel VOISIN et André WOJCIECHOWSKI,

députés

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Au titre de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, la police municipale assure « le bon ordre, la sûreté, la sécurité, et la salubrité publique ». Dans leur mission quotidienne, les policiers municipaux sont soumis à l’autorité du maire.

Grâce à leur proximité avec la population et à leur action de médiation auprès de ces derniers, les policiers municipaux se sont progressivement rendus indispensables au sein des communes où la qualité de leur travail est reconnue et appréciée.

Néanmoins, à la différence de leurs collègues de la police nationale, les policiers municipaux ne bénéficient pas à l’heure actuelle de l’intégration dans le calcul de leur retraite des indemnités spéciales de fonctions. Ces indemnités, que le maire peut décider d’attribuer à ces agents, représentent 20 à 30 % du salaire des policiers municipaux selon leur grade.

Une telle exclusion impacte donc considérablement sur le montant de la pension de retraite des policiers municipaux et crée une différence de traitement importante avec leurs collègues de la police nationale alors qu’ils concourent, ensemble, au maintien de l’ordre public.

Ainsi, au regard des services accomplis, il apparaît indispensable de conforter ce corps par des conditions de retraites valorisées, à la hauteur du dévouement et de l’abnégation de ces hommes et de ces femmes.

À cet effet, il est soumis à votre approbation une proposition de loi qui vise à intégrer les indemnités spéciales de fonctions des policiers municipaux dans le calcul de leur pension de retraite.

Telles sont les raisons pour lesquelles il vous est demandé de bien vouloir adopter cette proposition de loi.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Après l’article L. 417-17 du code des communes, il est inséré un article L. 417-18 ainsi rédigé :

« Art. L. 417-18. – Les agents classés dans le corps des policiers municipaux de la fonction publique territoriale bénéficient de la prise en compte des indemnités spéciales de fonctions pour le calcul de la pension de retraite. »

Article 2

Les charges qui pourraient résulter de l’application de la présente loi pour les organismes de sécurité sociale sont compensées à due concurrence par la majoration des droits prévus à l’article 403 du code général des impôts.

© Assemblée nationalex







02
Juin10
  à l'Assemblée

Outrage à la Nation : Michèle ALLIOT MARIE réagit à la demande des parlementaires

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur la récente polémique suscitée par une photographie primée lors d’un concours organisé par la Fnac de Nice, qui constitue une atteinte directe au respect du drapeau tricolore.
 
J’ai été comme vous particulièrement choqué par ce cliché, et souhaite qu’une réponse appropriée soit mise en œuvre afin qu’une tel outrage ne puisse rester impuni.
 
Malheureusement, au regard du droit actuellement en vigueur, ces faits ne peuvent recevoir de suite pénale. La loi précise que l’outrage au drapeau ne peut être sanctionné que lorsque les faits se sont déroulés au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques. En outre, le Conseil constitutionnel, dans sa décision du 13 mars 2003, a exclu la possibilité de réprimer cette infraction lorsqu’elle est portée par une œuvre de l’esprit, ce qui est le cas dans cette affaire.
 
Ce sont d’ailleurs les raisons pour lesquelles le procureur de la République de Nice a dû procéder au classement sans suite des plaintes déposées suite à la parution de cette photographie.
 
Dès lors, le Ministre de la Justice et des Libertés, Michèle ALLIOT-MARIE, a décidé de compléter rapidement le dispositif  juridique existant.
 
Le Conseil d’État a récemment été saisi d’un projet de décret prévoyant une contravention de 5ème classe, punie de 1500 euros d’amende. Elle permettra de sanctionner d’une part le fait de dégrader ou d’utiliser de façon indécente le drapeau tricolore dans un lieu public ou ouvert au public, et d’autre part de diffuser par tout moyen la représentation de ces faits.
 
L’élément intentionnel sera inscrit dans le décret en question, de sorte que les principes constitutionnels applicables seront respectés.
 
Ainsi, les personnes qui à l’avenir dégraderont délibérément l’image de cet emblème national seront passibles d’une lourde amende. Soyez en conséquence assuré que le parlement et le gouvernement ne sauraient tolérer qu’un tel outrage aux symboles qui nous rassemblent ne soit pas sanctionné."





20
Mai10
  à l'Assemblée

Projet de loi de modernisation agricole : Thierry Mariani saisit le Ministre de l'Agriculture

Alors que le projet de loi de modernisation agricole est actuellement en 1ère lecture au Sénat, Thierry Mariani est intervenu auprès de Bruno Le Maire, Ministre de l'Agriculture, de Michel Raison, Rapporteur du projet de loi à l'Assemblée Nationale, et de Patrick Ollier, Président de la Commission des Affaires Economiques, afin de relayer les attentes des agriculteurs et notamment des exploitants Vauclusiens, dont il a récemment rencontré les représentants.

Texte de la lettre - cliquez ici



11
Mai10
  à l'Assemblée

Proposition de loi pour la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d’Algérie,victimes de crimes contre l’humanité du faitde leur appartenance ethnique, religieuse ou politique

 PROPOSITION DE LOI

présentée par Messieurs

Thierry MARIANI, Michel VOISIN, Lionnel LUCA,

Claude GOASGUEN et Élie ABOUD,

députés.

– 2 –

EXPOSÉ DES MOTIFS

M

Le 19 mars 1962, le Gouvernement français signait avec le FLN seul,

et non avec les représentants des différentes communautés algériennes ou

avec ceux des autres partis, autonomistes ou indépendantistes, un cessez-lefeu

dit « accords d’Évian ».

Ces « accords » prévoyaient :

– L’indépendance

– Le retrait des autorités françaises des trois départements français,

Alger, Oran et Constantine.

En réalité, il ne s’agissait pas d’accords au sens juridique du terme, le

mot ne figurant nulle part dans le texte.

Il ne s’agissait que d’une déclaration d’intention qui ne définissait pas

les droits et obligations des deux parties ni ne prévoyait de sanction si les

« intentions » n’étaient pas suivies des faits.

D’ailleurs, le GPRA (Gouvernement provisoire de la République

d’Algérie), réuni à Tripoli, refusa d’entériner le texte.

Dès la fin du mois de mars 1962, les fonctionnaires et représentants de

l’État (police, gendarmerie, postes, administration fiscale, etc.)

commencèrent à se retirer des villes et villages de l’intérieur du pays.

Face à ce vide administratif et en l’absence de forces de l’ordre, le

pouvoir dans chaque ville ou village évacué par les autorités françaises fut

pris soit par des groupes de l’ALN, soit par des groupes souvent violents se

réclamant la plupart du temps du FLN.

Les musulmans, notables, anciens combattants et en général ceux qui

avaient participé d’une façon ou d’une autre à l’administration du pays, par

exemple comme fonctionnaires, furent rackettés, arrêtés, torturés, forcés de

céder leurs biens, le plus souvent tués et leurs filles violées ou mariées de

force.

Il en alla de même pour les européens habitant à l’intérieur du pays,

soumis dès lors à la terreur et notamment à la pratique systématique de

l’enlèvement. Les hommes, femmes et enfants enlevés qui ne firent pas

l’objet de rançons étaient systématiquement tués.

ESDAMES, MESSIEURS,

– 3 –

Ceux qui étaient enlevés lors des attaques menées par les groupes se

réclamant du FLN étaient souvent enfermés dans des camps tenus par des

responsables du FLN où ils étaient l’objet de mauvais traitements et

tortures, soumis au travail forcé pour les hommes, violées et transformées

en esclaves sexuels pour les femmes et les jeunes filles ; les survivants de

ces camps sont peu nombreux, la plupart furent assassinés.

À noter que ces camps de détention furent installés dès avril 1962 sur

un territoire qui était français sous les yeux des autorités françaises.

Ces enlèvements, tortures, viols, meurtres pillages constituent des

crimes contre l’humanité au sens :

– Du code pénal français :

« La déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et

systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis

de leur disparition, de la torture ou d’actes inhumains, inspirées par des

motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisées en

exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile

sont punies de la réclusion criminelle à perpétuité. Les deux premiers

alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables aux

crimes prévus par le présent article ». (Article 212-1)

– Du Traité de Rome instituant la Cour Pénale Internationale :

L’article 7 définit onze actes constitutifs de crimes contre l’humanité,

lorsqu’ils sont commis « dans le cadre d’une attaque généralisée ou

systématique dirigée contre toute population civile et en connaissance de

l’attaque » : meurtre ; extermination ; réduction en esclavage ; déportation

ou transfert forcé de population ; emprisonnement ou autre forme de

privation grave de liberté physique en violation des dispositions

fondamentales du droit international ; torture ; viol, esclavage sexuel,

prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre

forme de violence sexuelle de gravité comparable ; persécution de tout

groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre

politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste, ou en

fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles

en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent

paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ; disparition

forcée de personnes ; crime d’apartheid ; autres actes inhumains de

caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou

– 4 –

des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou

mentale ».

– Des Traités et Conventions signées sous l’égide des Nations Unies

depuis 1945 :

– L’article 6-C du statut du Tribunal militaire international de

Nuremberg (Charte de Londres, 8 août 1945, résolution de l’ONU du

13 février 1946)

l’humanité comme : « L’assassinat, l’extermination, la réduction en

esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toutes

populations civiles, avant ou pendant la guerre ; ou bien les persécutions

pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou

persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne du

pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime

rentrant dans la compétence du tribunal ou en liaison avec ce crime. »

– En 1948, une résolution des Nations unies est votée « confirmant

les principes du droit international reconnus par le statut de la Cour de

Nuremberg».

– En 1968, la Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de

guerre et des crimes contre l’humanité déclare solennellement

l’imprescriptibilité des crimes les plus graves.

– La résolution de l’ONU créant le Tribunal pénal international pour

l’ex-Yougoslavie (TPIY Résolution 827) reprend en 1993 la définition du

crime contre l’humanité du Statut du tribunal de Nuremberg.

– La même démarche est suivie le 8 novembre 1994 lors de la

création du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR –

Résolution 955).

– La Convention contre les disparitions forcées, adoptée par

l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 mars 2006 dispose dans son

article 5 que « la pratique généralisée ou systématique de la disparition

forcée constitue un crime contre l’humanité, tel qu’il est défini dans le droit

international applicable, et entraîne les conséquences prévues par ce

droit ».

La France est signataire de tous ces instruments juridiques et les a

ratifiés.

, dans le droit positif français, définit crimes contre

– 5 –

Il y eut dans l’année suivant le cessez-le-feu du 19 mars 1962, plus

d’enlèvements et d’assassinats de musulmans pro-français, de juifs ou

civils européens que durant toutes les années de guerre précédentes.

Un mouvement d’exode des européens, des non-arabes et nonmusulmans

(notamment des membres des communautés juive ou berbère

chrétienne) commença.

Dans les zones côtières et notamment autour des villes peuplées en

grande partie d’européens (Oran : 230 000 européens ; Alger), les forces de

l’ordre françaises restèrent présentes mais n’intervinrent plus pour protéger

les populations civiles, indigène (musulmans, chrétiens ou juifs) ou

européenne.

Les autorités françaises, tant en Algérie qu’en France, tant militaires

que civiles, étaient au courant de ces exactions et persécutions que

subissaient les citoyens français du fait de leur appartenance à telle ou telle

communauté, notamment définie par la religion (menaces, persécutions,

enlèvements, meurtres subis par les chrétiens – européens ou berbères – par

les juifs etc.) mais aussi par l’origine ethnique ou l’appartenance politique.

Rien n’a jamais été fait pour protéger les citoyens français habitant en

Algérie à l’époque.

Rien n’a jamais été fait pour rétablir la loi et l’ordre.

Rien n’a jamais été fait pour rechercher, arrêter, juger et punir les

assassins et violeurs.

Au contraire, des ordres stricts ont été donnés aux forces de l’ordre et à

l’armée française pour ne pas intervenir.

Ces exactions, pillages, viols, meurtres, répondaient à une politique

concertée visant notamment à faire partir toute la population nonmusulmane

d’Algérie. Cette politique fut décidée au plus haut niveau de

l’appareil du FLN et mise en oeuvre partout sur le territoire algérien au fur

et à mesure que les représentants du FLN prenaient le pouvoir dans les

villes et villages.

L’établissement de camps s’inscrit dans cette logique.

Les massacres d’Oran s’inscrivent aussi dans cette logique.

– 6 –

Ils commencèrent dans la matinée du 5 juillet 1962, le jour officiel

même de l’indépendance. Ils prirent fin officiellement le soir, mais dans les

centres de détention où avait été rassemblée la population européenne, les

tueries continuèrent pendant plusieurs jours.

Une fois obtenue la neutralité des forces françaises qui étaient

cantonnées dans les casernes de la ville et dans le port, des unités militaires

du FLN accompagnées de civils venant de l’intérieur du pays se

répandirent dans tous les quartiers d’Oran, entrant dans les lieux publics

(postes, restaurants, etc.), pillant les magasins et entrepôts, forçant les

portes des appartements, rassemblant les habitants non-musulmans

désarmés, les emmenant dans des commissariats ou d’autres centres de

détention (comme les Abattoirs d’Oran), les tuèrent ou les livrèrent à la

foule qui lyncha, après les avoir torturés, ceux qui lui étaient livrés.

Policiers et soldats français observaient les tueries, qui avaient lieu

parfois à quelques mètres de leur casernement, sans qu’aucun d’entre eux

ne soit intervenu.

Les jours qui suivirent, la population d’Oran – qui était en majorité

européenne – s’exila et quitta le pays, abandonnant tous ses biens.

Le nombre de victimes du massacre d’Oran se compte en milliers de

morts, hommes, femmes et enfants.

Il s’agissait de terroriser et faire fuir du pays les habitants de la plus

grande ville européenne après Alger.

De la même manière, les massacres, moins spectaculaires, commis

dans l’Algérois et le Constantinois aboutirent à l’exil des populations non

musulmanes, le gouvernement français s’étant opposé au rapatriement des

harkis et de leurs familles.

Les européens, prêts à vivre sur le territoire d’une Algérie

indépendante, renoncèrent alors.

En quelques semaines, ce sont plus d’un million de non-musulmans

qui fuirent le pays victimes de la stratégie d’épuration ethnique pratiquée

par le FLN. Cette politique, fondée sur le programme nationaliste des

années 30, qui consistait à prôner une Algérie indépendante et uniquement

arabo-musulmane, fut mise en oeuvre sciemment par une politique de

terreur systématique (attentats visant des civils dans des lieux publics,

enlèvements, massacres, etc.).

– 7 –

Ces exactions ont eu lieu dans un pays qui n’était plus en guerre depuis

les accords d’Évian : au cours de cette période, il n’y a plus aucun combat

signalé entre forces françaises et troupes du FLN.

En revanche, les forces françaises s’attèlent à désarmer les groupes

d’auto-défense harkis ou européens constitués pour parer les attaques

menées depuis des années contre les civils

Les musulmans pro-français restés sur place, soit parce qu’ils avaient

confiance dans les déclarations de fraternité des nouvelles autorités, soit

parce que les autorités françaises les avaient empêchés de fuir, furent

massacrés dans une vaste opération d’élimination qui commença après les

accords d’Évian et se poursuivit longtemps après l’indépendance.

Les spécialistes estiment à cent mille les victimes de ces massacres

commis sur des populations désarmées, hommes, femmes et enfants, tous

assassinés dans des circonstances atroces, torturés, énuclées, émasculés,

amputés, déchiquetés, brulés vifs.

Le caractère réfléchi et prémédité d’une telle politique d’élimination

fondée sur des critères religieux, ethniques et politiques ressort aussi du fait

que les persécutions continuèrent pendants des mois après l’indépendance

proclamée le 5 juillet 1962, jusqu’à la disparition complète de la population

européenne, de la population juive et des populations berbères ou arabes

chrétiennes, leurs biens confisqués, leurs cimetières détruits, les traces

historiques de leur présences anéanties, y compris les temples juifs,

protestants et les églises.

Les massacres, enlèvements, viols et assassinats continuèrent jusqu’au

départ des derniers juifs et européens, au moins jusqu’en décembre 1963.

Les dépouilles des victimes se trouvent dans des charniers situés à

l’emplacement des camps et des lieux de détention.

– 8 –

PROPOSITION DE LOI

Article unique

La France reconnait les souffrances subies par les citoyens français

d’Algérie victimes de crimes contre l’humanité commis du 19 mars 1962

au 31 décembre 1963 du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou

politique.





15
Déc09
  à l'Assemblée

Thierry MARIANI interroge le Gouvernement sur l’accord salarial dans la restauration

Thierry MARIANI interroge le Gouvernement
sur l’accord salarial dans la restauration
 
Président du groupe d’étude sur les métiers de l’hôtellerie, de la restauration et des loisirs à l’Assemblée nationale, Thierry MARIANI a interrogé ce mardi le Secrétaired’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation lors de la séance hebdomadaire des questions au Gouvernement.
 
Après avoir rappelé que « c’est à Marseille que le candidat Nicolas SARKOZY s’était engagé en décembre 2006 auprès des restaurateurs à tenir la promesse qui leur avait été faite d’abaisser à 5,5 % la TVA » et que cette «mesure de justice » était devenue réalité depuis le 1er juillet dernier, le Député de Vaucluse a concédé quela baisse des prix, qui constitue l’une des contreparties de la baisse de la TVA, n’est ni assez rapide ni assez importante à ses yeux et aux yeux des français.
 
Thierry MARIANI a par ailleurs rappelé que les restaurateurs étaient pour nombre d’entre eux dans des situations financières bien difficiles au début de l’été et que la baisse de la TVA a constitué pour eux une véritable bouée de sauvetage qui a évité bien des faillites et des licenciements.
 
Le Député de Vaucluse et Conseiller régional PACA, qui a participé ce matin même à une réunion du comité de suivi du contrat d'avenir pour la restauration a ensuite interrogé le Secrétaire d’Etat Hervé NOVELLI « sur le contenu de cet accord historique et sur sa portée vis-à-vis des salariés de ce secteur qui en ont bien besoin ».
 
Hervé NOVELLI a qualifié cet accord d’ « historique » : « un milliard d'euros vont être consacrés à augmenter les salaires, deux jours de congés supplémentaires ont été accordés, ainsi qu'une "prime TVA" et une mutuelle santé ». Très concrètement, le Secrétaire d’Etat a estimé à « 600 euros, l’augmentation annuelle d’un salarié au SMIC et à 1400 celle dont bénéficiera un employé qualifié ».

Il a enfin insisté sur les bons résultats de l’apprentissage, qu’il faut soutenir, et sur la modernisation du secteur.
 




15
Déc09
  à l'Assemblée

Thierry MARIANI sera l’invité de l’émission de Renaud CANDELIER « En toute franchise » sur France Culture ce mercredi 16 décembre à 7 h 10.

 
Thierry MARIANI sera l’invité de l’émission de Renaud CANDELIER « En toute franchise »
 
sur France Culture ce mercredi 16 décembre à 7 h 10.
 
     
Vous pouvez suivre son intervention :
 
 
- en direct sur France Culture
(trouver votre fréquence en cliquant ici)
 
 
-        en direct sur www.franceculture.com
 
- en différé en cliquant ici
 
 
 
 
 




06
Nov09
  à l'Assemblée

Thierry Mariani : « faire de notre région PACA la référence en matière de sécurité civile »


COMMUNIQUE DE PRESSE
 
de Thierry MARIANI
 
Député de Vaucluse - Conseiller régional PACA
 
 
Vendredi 6 novembre 2009
 
 
Thierry Mariani : «  faire de notre région PACA
la référence en matière de sécurité civile »



Rapporteur à l’Assemblée nationale des crédits « sécurité civile » du budget de l’Etat pour 2010, Thierry MARIANI est intervenu ce jeudi 5 novembre sur 3 dossiers intéressant directement la région Provence-Alpes-Côte d’Azur :
 
■ Le Député de Vaucluse a ainsi tout d’abord interrogé le Secrétaire d’Etat Alain MARLEIX sur le départ des avions de la sécurité civile de la base de Marignane. En effet, installée depuis 1963 à Marignane, la Base d’avions de la sécurité civile va devoir prochainement déménager dans la mesure où elle constitue une gêne de plus en plus significative pour l’activité commerciale de l’aéroport de Marseille-Provence. Thierry MARIANI a plaidé auprès du Secrétaire d’Etat pour que la Base aérienne de Salon de Provence soit retenue plutôt que la Base aéronautique navale de Nîmes-Garons. Le Gouvernement a ainsi considéré favorablement ses arguments puisque Alain MARLEIX lui a confirmé que les études en cours montrent que Salon de Provence correspondait davantage aux besoins de ce déménagement que Nîmes.
 
■ Thierry MARIANI a également interrogé le Secrétaire d’Etat sur la pérennisation de la base d’hélicoptère installée à titre expérimental au Luc, dans le Var. Soulignant l’intérêt de ces appareils tant pour les missions de sécurité civile que pour celles de transports médicalisés, Alain MARLEIX a confirmé au Député de Vaucluse que la création définitive de cette base constitue à l’évidence un atout majeur pour la protection générale des populations.
 
■ Il a enfin évoqué la création d’un centre national de formation et d’entraînement à la sécurité civile dans le sud-est. Alors que le projet d’implantation à Cambrai (Nord) est aujourd’hui abandonné, Thierry MARIANI a souligné l’intérêt qu’il y aurait à créer à Aix, autour de l’Ecole Nationale des Officiers de Sapeurs-Pompiers (ENSOSP) et de ses infrastructures, un grand pôle de formation à la sécurité civile, ouvert sur le bassin méditerranéen qui pourrait d’ailleurs s’inscrire dans la démarche de renforcement de la coopération euro-méditerranéenne impulsée par le Président de la République
 
Thierry MARIANI se réjouit de l’accueil réservé par le Gouvernement à ses trois requêtes qui constituent à l’évidence des nouvelles encourageantes pour Provence-Alpes-Côte d’Azur tant du point de vue de la protection des habitants et de l’environnement qu’en termes de dynamisme économique et d’emplois directs ou induits.




04
Nov09
  à l'Assemblée

Les restaurateurs rappelés à l'ordre par les députés UMP




En conviant plusieurs députés UMP à déjeuner hier, le Synhorcat, l'un des deux plus importants syndicats de restaurateurs, entendait « crever l'abcès » sur la baisse de la
TVA et ses timides répercussions sur l'addition de leurs clients. Ses responsables ne s'attendaient peut-être pas à une telle remontée de bretelles, certains parlementaires allant jusqu'à se déclarer « trahis ». « Quand il y a un contrat, il y a un contrat », leur a rappelé Philippe Cochet (Rhône), pourtant favorable au passage à 5,5 % de la TVA pour les cafetiers, restaurateurs et hôteliers. Mais « ramasser le grisbi, ce n'est pas la bonne méthode, a ajouté ce dernier, vous êtes en train de vous fragiliser ». Même son de cloche de Thierry Mariani (Vaucluse) qui évoque « un rendez-vous manqué » avec les consommateurs.

Henriette Martinez, sa collègue des Hautes-Alpes, est ulcérée, elle, par le non-respect des engagements pris (baisse des prix de 11,8 % sur au moins 7 produits, embauches, négociations salariales...). Si c'était à refaire, elle « ne resignerait pas ».

« Il y a eu un contrat de confiance »

A Jean-Pierre Chedal, le représentant des restaurateurs, qui plaide « une erreur de communication » et qui demande « d'attendre décembre pour demander des comptes », elle répond : « Vous nous expliquez que vous avez besoin de temps » mais « j'entends aussi mes électeurs ». Lesquels, visiblement, ne comprennent pas comment les pouvoirs publics ont accordé aux restaurateurs un cadeau de 2,5 milliards d'euros sans prévoir de mesures de rétorsion à l'encontre des récalcitrants... « Dans cette affaire, il y a eu un contrat de confiance. Les parlementaires se sont privés de voter toute une batterie de sanctions », prévient Jean-Pierre Giran, député du Var. Et de menacer : « Ne leur en donnez pas l'envie »...

Ne souhaitant pas « se montrer coupables de complaisance » envers les restaurateurs, les parlementaires réfutent l'argument selon lequel la crise serait responsable de ces retards à l'allumage. Jean-Pierre Giran, encore : « Toutes les professions sont frappées par la crise. Si nous devions établir un hit-parade, je ne suis pas sûr que vous arriveriez en tête. » Le message est on ne peut plus clair : les syndicalistes ont intérêt à ramener leurs adhérents dans le droit chemin. Sinon, « vous aurez tout le pays à dos », conclut un député.





24
Sept09
  à l'Assemblée

Mission Afghanistan / Pakistan




Thierry Mariani nommé représentant spécial de la France
pour l'Afghanistan et le Pakistan




Thierry Mariani a été nommé le 17 juillet par le Président de la République, et pour une durée de six mois, représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan ("Afpak").


 
 Cliquez ici pour lire la lettre de mission de Nicolas SARKOZY 



Cliquez ici pour voir la vidéo de l'interview de Thierry MARIANI sur  



Cliquez ici pour lire l'article du  :

"Avec les légionnaires français en Afghanistan"

Et cliquez ici pour lire l'interview de Thierry MARIANI





Cliquez ici pour voir la vidéo de l'interview de Thierry MARIANI sur  




Cliquez ici pour lire l'interview de Thierry MARIANI au journal  lexpress.fr



Cliquez ici pour lire l'interview de Thierry MARIANI au journal  



Cliquez ici pour voir la vidéo de l'interview de Thierry MARIANI sur  



Cliquez ici pour lire l'interview de Thierry MARIANI au journal  SUDOUEST.COM



Cliquez ici pour lire l'interview de Thierry MARIANI au journal  













***
 




page : [  
1
  2 articles plus anciens ]